(Panainfos)-À la 80e Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a pris la parole pour défendre la Confédération des États du Sahel (AES), formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a placé son intervention sous le signe de la lutte contre le terrorisme et de la souveraineté des pays membres.
Le chef du gouvernement malien a souligné que l’insécurité dans la région constitue une menace majeure pour la stabilité sociale. Il a assuré que les trois pays du Sahel ont choisi de renforcer leur coopération militaire afin de faire face à cette crise.
Selon lui, la mutualisation des efforts, combinée à des recrutements massifs, à des formations spécialisées et à un meilleur équipement, commence à produire des résultats positifs sur le terrain. Cette stratégie, a-t-il affirmé, confirme la pertinence de l’union des pays de l’AES.
Au-delà du volet sécuritaire, Abdoulaye Maïga a appelé à un partenariat international qu’il souhaite « équitable » et respectueux des choix souverains des peuples sahéliens. Il a invité les Nations unies à reconnaître les efforts de l’AES et à soutenir une dynamique qu’il estime cruciale pour la stabilité de l’Afrique et du monde.
Le Premier ministre a également rappelé la décision récente des chefs d’État de l’AES de se retirer du Statut de Rome, mettant ainsi fin à leur adhésion à la Cour pénale internationale. Cette démarche, annoncée le 22 septembre, vise à privilégier des mécanismes de justice jugés plus adaptés aux réalités locales.
En clôturant son discours, Abdoulaye Maïga a réaffirmé que l’AES entend poursuivre son combat contre le terrorisme tout en défendant sa souveraineté. Un message destiné à rassurer ses partenaires mais aussi à affirmer la volonté des pays membres de tracer leur propre voie sur la scène internationale.
Gabriel BLIVI
