(La Nouvelle République)-À Antananarivo, de jeunes manifestants, principalement étudiants et artistes, continuent de défiler contre le gouvernement. Les confrontations avec la police se multiplient dans les rues, mêlant jets de pierres et gaz lacrymogènes.
Les mobilisations sont préparées en amont dans des studios et espaces transformés en points de coordination. Très connectée, cette génération s’inspire des mouvements internationaux et utilise les réseaux sociaux pour organiser ses actions, explique Annah Rahajason, étudiante et organisatrice.
Le président Andry Rajoelina a réagi via une vidéo sur Facebook, dénonçant une manipulation politique des jeunes et des cyberattaques visant le pays. Il a également évoqué un complot visant les installations électriques, impliquant des employés de la société publique Jirama, tout en rappelant son mandat et en appelant au dialogue.
La capitale reste sous tension, et la confrontation entre autorités et manifestants maintient un climat d’incertitude sur l’évolution politique du pays dans les prochains jours.
Gabriel BLIVI
