(Panainfos)-Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé l’arrestation de huit travailleurs humanitaires, accusés d’avoir transmis des informations sensibles sur la sécurité nationale à des puissances étrangères. Les personnes détenues travaillaient pour l’Organisation internationale pour la sécurité des ONG (INSO), basée aux Pays-Bas et spécialisée dans la protection du personnel humanitaire.
Parmi les personnes arrêtées figurent deux Français, dont le directeur pays de l’INSO, un Tchèque, un Malien et quatre Burkinabè. Selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, l’organisation aurait collecté des données sur les zones d’opération, les itinéraires de convois et le nombre de soldats déployés dans le pays.
L’INSO a réagi en affirmant que ses informations servent uniquement à évaluer les risques pour les humanitaires et ne sont pas confidentielles. L’organisation a assuré avoir agi dans le strict respect de sa mission de protection des personnels humanitaires et des populations civiles.
Cette affaire intervient dans un contexte de forte insécurité au Burkina Faso, où les attaques des groupes armés ont accru les risques pour les ONG. Les arrestations soulèvent des questions sur la sécurité des humanitaires et la coopération internationale dans la région.
Gabriel BLIVI
