(Panainfos)-L’Afrique de l’Ouest pourrait connaître une forte hausse des déplacements de populations liés aux effets du changement climatique dans les prochaines décennies. Selon les projections reprises par la CEDEAO à partir d’une étude de la Banque mondiale, jusqu’à 32 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer à l’intérieur de leur propre pays d’ici 2050 dans un scénario climatique défavorable.
Cette mobilité serait notamment liée à la raréfaction de l’eau, à la baisse de la productivité agricole, à la dégradation des écosystèmes et à la montée du niveau de la mer. Les zones côtières sont particulièrement exposées : entre 300 000 et 2,2 millions de personnes pourraient quitter la bande côtière de cinq kilomètres d’ici 2050 sous l’effet de la montée des eaux et des ondes de tempête.
La Banque mondiale souligne toutefois que des politiques climatiques et de développement adaptées pourraient réduire considérablement cette mobilité. Dans son scénario le plus favorable, le nombre de migrants climatiques internes serait nettement inférieur.
