(Panainfos)-La situation humanitaire en Haïti continue de se dégrader. Selon les autorités, 1,3 million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays en raison des violences des gangs. Les camps d’accueil manquent d’eau potable, de nourriture et d’infrastructures sanitaires de base, tandis que l’accès aux services essentiels reste très limité.
Près de la moitié de la population haïtienne souffre d’insécurité alimentaire aiguë. Des centaines de femmes et de jeunes filles ont été victimes de violences sexuelles, et de nombreux jeunes sont exposés à la marginalisation et au chômage. Les quartiers urbains les plus touchés subissent régulièrement des affrontements armés et des destructions d’infrastructures.
La réponse internationale demeure insuffisante. Un an après le lancement de la mission de soutien de l’ONU, moins de 1 000 policiers ont été déployés, alors que 2 500 étaient initialement prévus. Le financement recueilli s’élève à 112 millions de dollars, soit seulement 14 % du budget annuel estimé à 800 millions nécessaires pour assurer la sécurité et l’assistance humanitaire.
Pour renforcer l’action, les États-Unis et le Panama ont proposé au Conseil de sécurité de l’ONU une nouvelle mission de 5 550 agents dotée de pouvoirs d’arrestation pour lutter contre les gangs. Cette proposition n’a pas encore été adoptée, alors que les besoins sur le terrain restent urgents.
Louise LAWSON
